Archives de catégorie : La 39e édition

Interview with Ing K: Shakespeare Must Die and The Revolutionary Situation in Thailand

Nicole Brenez: Tell us about your education, formation, artistic environment.

Ing K: I’m an art school drop-out, so I am formed by life rather than by formal education, though I did have a good classical education both in Thailand and later in England (middle and high school). Continuer la lecture de Interview with Ing K: Shakespeare Must Die and The Revolutionary Situation in Thailand

Rebelles à Los Angeles. Un nouveau cinéma afro-américain

Marie-Pierre Duhamel Muller
En écoutant Paul Robeson

Passing through (Larry Clark)

Quelques-uns avaient crié casse-cou, mais c’est arrivé : le système électoral américain a porté au pouvoir la téléréalité des plus riches et des plus conservateurs. La rébellion travaille aujourd’hui, quotidiennement, la société américaine, mais ce n’est pas un hasard si l’un des premiers à se faire entendre fut le député John Lewis, héros du mouvement des droits civiques, fils de métayers de l’Alabama.

Sinistre actualité de films qui, depuis trente ou quarante ans, ne cessent de parler au présent : ces pensées, ces colères, ces émotions et ces musiques viennent de celles et ceux qui se sont emparés du cinéma pour (re)donner voix et images à la population historiquement la plus exposée aux discriminations, à tout ce que Stokely Carmichael définissait comme l’institutional racism (« racisme institutionnel ») de la société américaine, et ce malgré la puissance de feu contraire de l’industrie dite hollywoodienne. Continuer la lecture de Rebelles à Los Angeles. Un nouveau cinéma afro-américain

En compétition

Compétition Internationale : 11 films

A Strange New Beauty Shelly Silver (50‘, USA) // première mondiale

A Yangtze Landscape (Changjiang) Xu Xin (156‘, Chine) // première mondiale

Ejercicios de memoria Paz Encina (72‘, Argentine / Paraguay / Allemagne / France)

Ghost Hunting (Istiyad Ashbah) Raed Andoni (92‘, Palestine / France / Suisse)

In the Intense Now (No intenso agora) João Moreira Salles (127‘, Brésil)

Luz Obscura Susana de Sousa Dias (76‘, Portugal) // première mondiale

Maman Colonelle Dieudo Hamadi (72‘, République Démocratique du Congo)

Martírio Vincent Carelli, Tita (Tatiana Almeida), Ernesto de Carvalho (162‘, Brésil) // première européenne

Paris est une fête – un film en 18 vagues Sylvain George (94‘, France) // première mondiale

Postcards from the Verge Sebastian Mez (72‘, Allemagne) // première mondiale

We the Workers (Xiongnian zhipan) Huang Wenhai (174‘, Chine)


 

Compétition Française : 11 films

Des bobines et des hommes Charlotte Pouch (67‘) // première mondiale

Chaque mur est une porte Elitza Gueorguieva (60‘) // première mondiale

Derniers jours à Shibati Hendrick Dusollier (60‘) // première mondiale

Hamlet in Palestine Nicolas Klotz, Thomas Ostermeier (92‘) // première mondiale

Les Îles résonnantes Juruna Mallon (56‘) // première mondiale

Je ne me souviens de rien Diane Sara Bouzgarrou (59‘) // première mondiale

La Plume du peintre Marie Ka (87‘) // première mondiale

Prends, Seigneur, prends Cédric Dupire, Gaspard Kuentz (92‘) // première mondiale

Retour à Forbach Régis Sauder (78‘) // première mondiale

Soleil sombre Marie Moreau (43‘) // première mondiale

Tenir la distance Katharina Wartena (69‘) // première mondiale


 

Compétition Internationale Premiers Films : 10 films

Boli Bana Simon Coulibaly Gillard (59‘, Belgique)

Casa Roshell Camila José Donoso (71‘, Mexique, Chili)

Enfants de Beyrouth (Wlad Beyrut) Sarah Srage (59‘, France) // première mondiale

Hakir Moran Ifergan (67’, Israël) // première mondiale

Juntas Laura Martínez Duque, Nadina Marquisio (70‘, Colombie, Argentine) // première mondiale

Lone Existence (Du zi cun zai) Sha Qing (77‘, Chine) // première mondiale

On the Edge of Life (Ala Hafet Al-Hayat) Yaser Kassab (44’, Syrie) // première mondiale

Pagani Elisa Flaminia Inno (54‘, Italie) // première internationale

Vetal Nagri Léandre Bernard-Brunel (53‘, France) // première mondiale

Vote Off Fayçal Hammoum (82‘, Algérie) // première mondiale


 

Compétition Internationale Courts Métrages : 12 films

115DB Lucile Chaufour (40‘, France) // première mondiale

Alazeef Saif Alsaegh (21’, USA) // première européenne

The Brick House Eliane Esther Bots (15’, Pays-Bas) // première internationale

Duelo Alejandro Alonso (12‘, Cuba) // première mondiale

Now he’s out in public and everyone can see Natalie Bookchin (24‘, USA) // première mondiale

Nyo Vweta Nafta Ico Costa (21‘, Portugal, Mozambique)

Orfeo Isabel Pagliai (14‘, France) // première mondiale

People Pebble Jivko Darakchiev, Perrine Gamot (18‘, UK, France) // première mondiale

Tepantar Pierre Michelon (28‘, France) // première mondiale

Through the looking glass Yi Cui (14‘, Chine) // première mondiale

Undo Majed Neisi (39‘, Iran) // première internationale

Whipping Zombie Yuri Ancarani (30’, Italie)

SERRAS DA DESORDEM : L’UTOPIE DU REGARD DE L’AUTRE ET SA DÉCONSTRUCTION

par Lucia Ramos Monteiro (15 avril 2015)

texte initialement paru sur le site www.debordements.fr

SERRAS DA DESORDEM : L’UTOPIE DU REGARD DE L’AUTRE ET SA DÉCONSTRUCTION

 

Le film s’ouvre sur l’image, tournée en 35mm noir et blanc, d’un Indien seul dans une clairière. Avec des gestes précis, il allume un feu et s’installe. Maintenant en couleurs, le film montre un groupe d’Indiens, adultes et enfants, dans ce qui pourrait être la même clairière. Ils jouent, se baignent dans une rivière, puis quelqu’un ravive une braise. Après l’image violente du passage d’un train à grande vitesse à travers la forêt, le jeu d’alternance noir et blanc / couleurs, qui ponctuera d’ailleurs tout le film, se trouve enrichi par l’arrivée d’images de textures et de provenances hétérogènes — 35mm, vidéo, extraits issus d’émissions télévisées, de films institutionnels, de documentaires, de longs-métrages. Ce n’est qu’après ce montage d’images d’archives, terminé à la 25ème minute du film, que nous voyons apparaître à l’écran le titre : Serras da Desordem. Continuer la lecture de SERRAS DA DESORDEM : L’UTOPIE DU REGARD DE L’AUTRE ET SA DÉCONSTRUCTION

Dé/montage(s)

« Ceux-là seuls comptent qui se lancent vers l’inconnu. On ne découvre pas de terre nouvelle sans consentir à perdre de vue, d’abord et longtemps, tout rivage. »

André Gide, Les Faux-monnayeurs

 

Nightcleaners, part 1

Cette rétrospective théorique et militante est née d’un sentiment de méfiance croissant envers l’idée que le cinéma pourrait donner sens au réel de façon immédiate. Les films qu’elle rassemble affirment la nécessité d’explorer les puissances plastiques du langage filmique, afin de régénérer le cinéma du réel sur de nouvelles bases. Cette programmation a été conçue comme une sorte de Meccano filmique : un jeu de construction où l’on monte et l’on démonte les formes, les genres, les idéologies du cinéma du réel. La structure porteuse de cet objet en constante transformation, c’est évidemment le montage, qui établit un territoire d’exploration à la fois créative et théorique. Le montage : principe fondamental de composition pour une programmation de films rares et hors norme, tous réalisés à partir d’une conception du sens constructiviste et processuelle. Continuer la lecture de Dé/montage(s)