Archives de catégorie : La 39e édition

Voir et revoir Tonacci

Patricia Mourão

 

Já Visto Jamais Visto

 

La dernière image que nous laisse Andrea Tonacci, le dernier plan de son ultime film, Já Visto Jamais Visto (2013), est une image de lui-même. Il fait nuit, il est assis sur son lit, peut-être seul, ou tout au plus avec quelqu’un qui le filme. En plein cadre, il lit, dans sa langue maternelle ­– l’italien – un extrait du Mépris (1954) d’Alberto Moravia. Le texte oppose deux types de réalisations cinématographiques : d’un côté, une équipe aux relations artificielles, de l’autre, l’estime, l’affection et l’amitié entre le réalisateur et ses collaborateurs. Cette deuxième combinaison est rare, estime Moravia par la voix de Tonacci, « de même, en réalité, que les bons films sont rares. » Continuer la lecture de Voir et revoir Tonacci

ING K OU « LA DEMOCRATIE CINEMATOGRAPHIQUE EN ACTION »

par Nicole Brenez

Abandonner ses études en arts plastiques pour secourir les réfugiés à la frontière cambodgienne : un tel mouvement résume la démarche de la journaliste, écrivain et cinéaste Ing Kanjanavanit – délaisser l’académie parce qu’il y a plus d’urgence à secourir son prochain. Ainsi l’art se branche directement sur la violence du réel et s’en trouve reconfiguré, comme en atteste l’œuvre d’Ing K entièrement consacrée aux problèmes politiques, sociaux, religieux, économiques et écologiques de son pays, la Thaïlande ou, comme elle le rappelle, le « Siam », selon son nom anté-fasciste. Continuer la lecture de ING K OU « LA DEMOCRATIE CINEMATOGRAPHIQUE EN ACTION »

Andrea Tonacci, le cinéma du désordre et de l’infini

Par Sylvain George

Initialement paru sur le site http://www.lafuriaumana.it

« O filme nos obriga a chegar a uma forma porque você tem que fazê-lo.
Mas para chegar nisso é o contrário de uma rigidez, de uma escolha a priori de como tem que ser.
É, de fato, um momento de perda desse tipo de coisa. É mais um instante de “tchau-eu”. »

Andrea Tonacci

J’ai rencontré Andrea Tonacci il y a peu, en août 2015, au Brésil, au Festival Fronteira, sis à Goiana. Continuer la lecture de Andrea Tonacci, le cinéma du désordre et de l’infini