ParisDOC Capsules

ParisDOC CAPSULES

Cinéma du réel inaugure cette année “ParisDOC Capsules” : petits-déjeuners thématiques et privilégiés entre professionnels.
Les Capsules auront lieu au Georges, au sommet du Centre Pompidou, à 11h, les lundi 26, mercredi 28 et vendredi 30 mars.

La participation est gratuite, sur inscription obligatoire.
Pour réserver votre place, merci de compléter ce formulaire en ligne

 LUNDI 26 MARS, 11h, Le Georges (rooftop Centre Pompidou)
ParisDOC Capsule 1 : Meet the guests!


Rencontrez les professionnels internationaux invités de Cinéma du réel et de ParisDOC !
Des discussions passionnantes et inspirantes en perspective, des temps de rencontres facilités, pour professionnels confirmés et débutants !

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Lundi 26 mars prochain à 11h, nous vous proposons de partager un moment avec Mark Peranson, responsable de la programmation au festival de Locarno, rédacteur en chef du magazine Cinema Scope et juré de la compétition longs métrages, Léo Goldsmith, universitaire et co-dirigeant de la rubrique cinéma du Brooklyn Rail magazine ainsi que Bettina Steinbrügge, directrice du Hamburg Kunstverein et programmatrice pour le Forum Expanded de la Berlinale, tous deux membres du jury Premiers films et courts métrages.

A leurs côtés, vous pourrez retrouver, Gerwin Tamsma, programmateur pour IFFR Rotterdam (Pays-Bas),Manuela Buono, fondatrice et directrice des ventes et acquisitions chez Slingshot films (Italie), Roland Loebner, coordinateur du DOK Film Market du festival international de documentaires LOK Leipzig (Allemagne), Ina Rossow, responsable festival chez Deckert Distribution (Allemagne), Gabor Greiner, directeur des acquisitions chez Films Boutique (Allemagne), Davide Oberto, responsable de la sélection doc du Torino Film Festival (Italie) et co-directeur du Doclisboa (Portugal),  Charlotte Selb, programmatrice pour RIDM, Hot Docs, Cinéma Moderne et critique pour 24 images (Canada), Susana Santos Rodrigues, consultante internationale pour Karlovy Vary (République Tchèque), Rio de Janeiro (Brésil), Bildrausch Film Festival (Suisse) et distributrice pour VAIVEM (Argentine) et  Sandro Fiorin, co-fondateur de Figa Films (USA).

 

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MERCREDI 28 MARS, 11h, Le Georges (rooftop Centre Pompidou)
ParisDOC Capsule 2 : La distribution des documentaires sur les nouveaux médias

Le mercredi 28 mars à 11h, ParisDOC et UniversCiné vous propose une rencontre autour du documentaire et des nouvelles pratiques de visionnage. 

Comment, combien et par qui les documentaires sont-ils visionnés sur les plateformes ? L’organisation en réseau européen est-elle représentative des besoins d’une nouvelle génération ? Esquisses du nouveau paysage des pratiques de visionnage 2.0

Discussion menée par Charles Hembert, directeur des éditions UniversCiné et membre d’Eurovod.

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Charles Hembert

3 questions à Charles Hembert 


Qui sont les spectateurs des documentaires en VoD/SVoD?
Ils sont finalement plus nationaux que pour la fiction. Le documentaire sort sur peu de copies au cinéma en France, environ 50-60, soit 30-40 villes, il est cependant bien soutenu par la presse. Ainsi lorsqu’il arrive en VoD, il devient accessible à 60% de la France pour la 1re fois. Cela permet un plus grand taux de dispersion, le public du documentaire étant moins parisien finalement que celui de la fiction, du moins sur notre plateforme. Et la force du documentaire est aussi de pouvoir intéresser d’autres types de public que les cinéphiles. Les films qui fonctionnent sont ainsi ceux à thème pouvant avoir des relais ailleurs que dans les repères circonscrits au cinéma. C’est valable sur les documentaires sur les artistes façon Janis d’Amy Berg ou A la recherche de Vivian Maier de Charlie Siskel et John Maloof ou sur les sujets sociétaux tels que I am not your negro de Raoul Peck ou A ciel ouvert de Mariana Otero.

Que peut espérer le documentaire des nouvelles pratiques de visionnage?
La vidéo physique continue à avoir un poids important sur le marché du documentaire par rapport au digital, le taux de transformation est encore à 10%, là où normalement il tourne autour de 2% pour le reste du marché. Sur le digital, en particulier sur la TVoD, le documentaire souffre de l’apparition de la catch-up. En fiction, sauf Arte, personne ne fait de catch-up avec les films. Cette pratique a donné la sensation, aux spectateurs, que payer pour un documentaire n’était pas « normal ». En revanche, l’émergence de la SVoD a montré qu’à l’intérieur d’une offre par abonnement, où le consommateur n’a pas cette sensation de payer à nouveau, le documentaire, mais aussi le court métrage ou les oeuvres plus expérimentales, sont davantage visionnés. Le succès de Tënk ou même des documentaires sur Netflix ou dans notre offre UnCut le montre bien, il y a un public pour ce type d’oeuvres.

Est-ce que la collaboration est l’avenir de la VoD/SVoD européenne?
Historiquement, UniversCiné et Eurovod, une association que nous présidons, ont toujours été très soutenus par l’Union européenne et le programme MEDIA. De plus, aujourd’hui, dans cette idée du marché unique, il y a une forte volonté d’européaniser certains plateformes de VoD/SVoD. On le voit avec Netflix, lorsqu’ils achètent un film, c’est tout de même plus simple de l’amortir sur 190 territoires que sur un seul. Avec Eurovod, nous essayons donc de nous regrouper et de grossir afin de devenir un véritable syndicat européen de la VoD. L’enjeu est bien d’améliorer la diffusion du cinéma d’auteur, et notamment documentaire, qui est souvent restreint à quelques territoires. L’idée est de, grâce aux coûts de mise en ligne et de publicité assez bas, rendre plus accessible ce type de cinéma en Europe, notamment en nous associant à des festivals.

 

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VENDREDI 30 MARS, 11h, Le Georges (rooftop Centre Pompidou)
ParisDOC Capsule 3: Rouge International


Vendredi 30 mars, à 11h, ParisDOC vous propose une rencontre avec les productrices Nadia Turincev et Julie Gayet. 

De Fix Me à Grave, entre documentaires et fictions, Beyrouth et Paris.. Retour sur le parcours singulier de ROUGE INTERNATIONAL ! Défis, intuitions, stratégies.. Quels ont été les choix clefs des deux associées ?
Discussion modérée par Pamela Pianezza. 

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C’est dans le nom de la société, qui multiplie d’ailleurs les coproductions avec l’étranger, et Nadia Turincev vit entre Paris et Beyrouth : l’International est donc l’ADN de Rouge?
Bien sûr ! L’universel commence quand on pousse les murs de sa cuisine – c’est notre devise, depuis le début. Inter, oui, et pas seulement national, inter dans le sens de relation, réciprocité. Et aussi interlocutrices, interstices, interpréter, interroger, interloquer, interpeler, interagir…

La société existe depuis 2007, cependant le succès de Grave l’a vraiment mise sur le devant de la scène. Qu’est-ce que le film de Julia Ducournau a concrètement changé pour vous? 
Ça dépend de quelle scène !  Nous ne voyons pas de changement radical, pas de rupture, plutôt une continuité. A Spell To Ward Off The Darkness, avec plus de 125 sélections en festivals et de nombreux prix, avait mis Rouge International sur le devant de la scène du cinéma d’auteur d’avant garde, et nous avons continué à gagner nos galons pas à pas, comme avec Le Trésor, Mimosas… et Grave.

Vous travaillez autant des fictions que des documentaires, sans distinction. Mais quelles sont les principales différences entre ces deux matières en termes de production et de distribution?
En termes de production les documentaires, disons d’auteur ou de recherche, acceptent un désordre créatif, une temporalité moins rigide, et la distribution est plus fragile, aussi. Quoi qu’il en soit, que ce soit fiction ou documentaire, chaque film que nous produisons empêche toute possibilité d’appliquer une recette, nous oblige à réinventer, à recréer un monde – et c’est bien ça que nous chérissons.

 

 

Rédaction : Perrine Quennesson
Propos recueillis par Perrine Quennesson