Dimanche 21 mars : Projections au Cinématographe Lumière

Le 28 décembre 1895, au Salon Indien du Grand Café à Paris, eut lieu la première séance publique et payante du Cinématographe Lumière. Jean-Pierre Verscheure, professeur à l’INSAS recréera cette séance historique à l’aide d’un cinématographe Lumière issu de sa collection. Cinq exemplaires ont à ce jour été répertoriés dans le monde. Ce programme a pu être réalisé avec l’aide de l’Association des frères Lumière, qui nous a cédé les droits cinématographiques, le CNC à Paris qui s’est chargé du tirage des copies et le Musée du Cinéma de Lyon pour les plans du chevalet de projection. L’appareil trouvé aux puces et restauré par Jean-Pierre Verscheure est un authentique cinématographe portant le numéro de série 26, la lanterne est du type Molteni. Ce projecteur, fabriqué par J. Carpentier fut modifié et amélioré par les frères Pathé. Son aspect d’origine lui a été rendu. Pour des questions d’hygiène il ne nous est pas possible d’utiliser la lampe à arc d’origine et nous emploierons une lampe halogène dont les caractéristiques sont proches de celles de l’époque.

Remerciements à l’asbl Cinévolution, Michelle Aubert CNC Paris, Nathalie Morena Association Frères Lumière Bois d’Arcy, Dr Paul Génard Musée du Cinéma Lyon.

Au programme, les dix premiers films tournés par les frères Lumière :

La sortie de l’usine Lumière à Lyon.
Les ouvriers et les ouvrières sortent de l’usine Lumière située à Lyon Monplaisir, rue Saint Victor rebaptisée depuis rue du Premier Film.

La Voltige.
La leçon de cavalerie dans un régiment de cuirassiers a été mise en scène et filmée au printemps 1895.

La pêche aux poissons rouges.
Les interprètes Auguste Lumière et sa fille Andrée, alors âgée d’un an ont été filmés dans le jardin de la propriété familiale à Monplaisir.

Le débarquement du Congrès de Photographie à Lyon.
C’est à Neufville-sur-Saône que débarquèrent les membres du Congrès des Sociétés Françaises de photographie. Louis Lumière tourna ces images le 11 juin 1895 et les projeta triomphalement le lendemain à la fin du banquet de clôture.

Les forgerons.
Il s’agit de forgerons employés à l’usine Lumière. On sait que celui de droite s’appelait Raggio.

Le jardinier (L’arroseur arrosé).

Le plus jeune frère Lumière, Edward, dix ans, fut réellement l’auteur de la farce reconstituée dans ce film et dont la victime était le jardinier de Madame Lumière.

Le repas (Le déjeuner de bébé).
La vedette est encore la jeune Andrée Lumière, fille de Auguste et Marguerite née Winckler. La bavette, soulevée par le vent, que l’enfant tente de rabattre , ainsi que les feuilles bruissant à l’arrière plan firent une grande impression sur les spectateurs.

Le saut à la couverture.
Cette vie militaire a été filmée en même temps que la voltige comme en témoigne la présence du petit chien qui court à l’arrière plan.

La place des Cordeliers à Lyon.
Ce sont ces images qui ont fortement impressionné Georges Mélies lors des premières projections au Grand Café.

La mer.
Tournée à La Ciotat pendant l’été 1895, cette vue émerveilla le chroniqueur de Radical qui écrivit le 30 décembre : « …Ce qui a le plus excité l’enthousiasme, c’est la baignade en mer, cette mer est si vraie, si vague, si colorée, si remuante (…), ces plongeurs qui (…) piquent des têtes sont d’une vérité merveilleuse… »

Avec le soutien du Mundaneum (Mons-Belgique) et l’aimable autorisation de l’Association frères Lumière (Lyon-France).

Dimanche 21, 14h00 et 15h00, Forum

Gratuit dans la limite des places disponibles
Séances

* Dimanche 21 mars 2010 à 14h00 – Forum du festival
* Dimanche 21 mars 2010 à 15h00 – Forum du festival



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